Le Tableau

Le Tableau
Si la vie était un tableau, tu le décrirais comment ?
Le trouverais tu beau, légèrement troublant ?
Ou bien ces touches que tu vois, ce sang...
Le rendrait il immonde et répugnant ?

En ferais tu une éloge incommensurable ?
Ou le jugerais tu peu recommandable ?
Me le montrerais tu avec fierté ?
Préférerais tu le cacher pour le brûler ?

Serait ce un de ces tableaux empli d'intimité ?
Qu'on ne montre qu'a ceux qui l'on mérité ?
Ou jugerais tu que c'est une ½uvre d'art,
Qui mérite sa place devant ceux de Renoir ?

Si ta vie était tableau ... pour moi il serait de ceux
Qu'on garde pour le bonheur du c½ur et des yeux.
De ceux qui sont les plus grands trésors d'humanité
Et que chanceux, j'ai eu la joie de trouver ...
Et de garder à mes côtés.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:07

Modifié le vendredi 04 avril 2008 15:18

Kindness

Kindness
Une parure sublime en office d'ornement
Des pétales de roses couvrant ton c½ur d'enfant
Un nuage léger de tendresse et de vertu
Qui te portait tel un baiser par delà les nues.

Ta vie est un cadeau et ta présence le mien.
Mon fils, tu seras beau, grand et fier tel un roi
Ce que disais ton père en te tenant les mains
Le monde disait il, n'attendait que toi

Tous autour de toi, ne vivaient que dans l'attente
D'un mot, d'un signe de ta présence omnipotente
Tes faveurs étaient un luxe que s'offraient les plus aimants
Petit prince d'une cour sans vice dans un pays si blanc

Et le drame survint un jour noir de décembre
Le bambin s'est enfui, laissant vide sa chambre
Il disparut sans laisser de traces, au c½ur de l'oubli
Il s'enfuit pour une belle inconnue nommée vie.

C'est l'innocence qui est au c½ur de ton âme
Que j'ai décrit avec force phrases et flammes
Ce petit grain de rien qui disparaît avec l'age
Et qui te laisse en tant qu'adulte sur le rivage

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:11

Lost Kingdom

Lost Kingdom
Les instants s'égrènent au sein de ma bulle d'ivoire
Ile déserte de mon âme où ne trône nul étendard
Laissé à l'abandon pour quelque obscure raison
Où le jardin ne sera jamais taillé comme à ta façon.

Ronces éprouvantes nées de ma douleur
Qui grandissent tant que passent les heures
Rivages maudits de solitude sans sirènes
Où ne siège de ces terres ni Roi ni Reine

Prestance oubliée d'un empire détruit
D'un château magnifique offert à l'oubli
Puisse aucun vestige ne rester jamais debout
Pour que Hadès et son Cerbère emportent tout

Signe toi, ami qui s'aventure dans ce chaos
Avance avec prudence sans dire un seul mot
Ne réveille pas le courroux qui sommeil en ce lieu
N'offense pas cette âme abandonnée de Dieu

Nul ne réveillera jamais les beautés éternelles
De ces jardins viciés jadis emplis de merveilles
Les bâtiments de marbre peinturlurés d'or
Les statues, les tableaux, et bien plus encore

Que sombre pour toujours ce c½ur empli de haine
Que l'acteur déshonoré quitte enfin la scène
Qu'un vent de ténèbres enfouisse mon esprit
Et qu'enfin vienne le repos quand s'en va ma vie.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:12

Travel

Travel
J'ai pris a nouveau mon bagage,
Partir vers de vertes contrées
Pour une terre de partage
D'amour de paix et d'amitié

Je suis parti sans ambages
Sans regard vers l'arrière
Peu importait mon age
Seul comptait de fuir la guerre

Je suis parti il y'a de ça trois ans
C'est peu mais ça suffit a mon goût
Pour rendre ce triste bilan
Ailleurs, c'est comme chez nous

Corrompus leurs politiciens
Violents leurs policiers
Ils tiennent le pouvoir dans leurs mains
Et ne sont pas prêt de le lâcher

Paroles d'un voyageur
Qui valent ce que tu veux
Mais conseil, pour l'heure
Fait front et baisse les yeux
Car ici c'est comme ailleurs
Tu ne trouveras pas mieux.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:20

A few seconds to say goodbye

A few seconds to say goodbye
Encore quelques minutes avant que le jour ne se lève ...
Elle est venue l'heure où bientôt mon rêve s'achève
Je me tourne, ouvre les yeux et ne voit personne à mes cotés
Puis je verse une larme sur les draps de ta présence imprégnée

La seule odeur qui flotte dans un silence de mort
Me rappelle nos ébats vite oubliés désormais
Ta place est vacante, mais pas dans mon c½ur
Qui tel d'une drogue ne pourras jamais se sevrer.

Encore quelques secondes avant que ma vie ne s'achève
Sur mes lèvres resteront a jamais ce p'tit goût de mièvre
Tandis que la corde sur ma gorge, tel un étau
M'envoie rejoindre Shakespeare et Diderot.

Amour m'a tué comme disaient nombre de sages
Mais leurs paroles m'ont atteint beaucoup trop tard
Sûrement mon ignorance ou mon trop jeune âge.
Et les idiots à jamais resteront dans le noir ...

# Posté le vendredi 04 avril 2008 15:25